Réseaux sociaux et industrie pharmaceutique : sont-ils compatibles ?
Du 10 au 12 mai dernier a eu lieu à Miami le « Pharma Marketing Summit », une rencontre autour du marketing pour les principaux acteurs de l’industrie pharmaceutique. A cette occasion, John Mack (plus connu sur Twitter sous le pseudonyme de @pharmaguy) a présenté un bilan très intéressant dressant l’activité des laboratoires pharmaceutiques sur les réseaux sociaux aux USA. C’est ainsi que l’on trouve sur le web, concernant l’industrie pharmaceutique et la santé :
- 55 comptes Twitter
- 45 pages Facebook
- 35 comptes You Tube
- 31 communautés de patients sponsorisées
- 19 blogs
La plupart des comptes Twitter sont souvent très institutionnels (actualités labos « corporate »). Mais des campagnes autour de la prise de conscience sur certaines maladies commencent à émerger, et l’utilisation des réseaux sociaux à des fins marketing semble enfin voir le jour chez les laboratoires.
Le diabète semble fédérer les efforts des laboratoires et des communautés de patients. Il semble exister un réel potentiel sur cette maladie, avec un besoin d’information et de soutien constant des patients, sur une maladie technique.
Sur YouTube, les films sont la plupart du temps des informations sur une maladie, tournée par des comédiens professionnels (et non des témoignages de vrais patients), avec l’impossiblité de commenter.
Sur Facebook, les questions du retour sur investissement, en particulier lors de campagnes multicanal, et de la difficulté de gérer les débordements, restent posées.
Dans tous les cas, la question du contenu est cruciale : vrai contenu généré par de vrais patients/utilisateurs ? généré par le laboratoire ? par un prestataire du laboratoire voulant se faire passer pour des patients/utilisateurs ? Quelle gestion des « débordements » par le laboratoire ? Quelle gestion des conversations sur des effets secondaires d’un médicament ? La crédibilité de l’action du laboratoire dans tous ces cas de figure est en jeu.
Toutes ces actions restent bien entendues sévèrement encadrées par la règlementation (FDA aux USA). Il est désormais possible de mettre sur le site d’un laboratoire un widget « approuvé par la FDA », susceptible d’accroitre la confiance de l’internaute sur le contenu du site.
Enfin, John Mack a présenté les résultats d’une étude auprès des laboratoires pharmaceutiques visant à estimer s’ils étaient prêts ou non pour l’utilisation des réseaux sociaux, sur les critères suivants : règlementaire, culture, connaissance des médias sociaux. C’est la culture des médias sociaux qui est le facteur le plus limitant, montrant tout le long chemin d’évangélisation qui reste à faire, même si les débuts sont bien là. Vous pouvez retrouver ici le diaporama de John Mack.






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